Joseph Tux

NON ! ni le génie, ni le talent ne sont des handicaps.

samedi 11 juin 2016 par Joseph Tux

Dans un article intitulé « De la tonte des moutons à l’ antimatière », il est dit que dans Wikipedia certains suggèrent d’étiqueter Paul DIRAC du Syndrome d’ ASPERGER.

Par ailleurs, ce syndrome aux contours douteux (quant à son assise conceptuelle) est assimilé par la bible DSM [1] IV et V aux syndromes autistiques.

Ce regroupement d’une classification variable et totalement athéorique, donc infondée, a pour conséquence de classer comme malade tous ceux dont le comportement sort d’une norme que seul les concepteurs du DSM s’autorisent à définir, et qui exclu de la norme de plus en plus de personnes [2].

La citation de Paul Dirac [3] suffit à montrer que ce talent n’est pas nécessairement du à une souffrance, mais plutôt à son exceptionnelle intelligence :

« Le langage ne fonctionne pas comme l’artillerie : quand on parle, l’abondance de la mitraille ne compense pas l’imprécision du tir. »

Il est vrai que l’on a, au moins en France, de plus en plus le sentiment que l’intelligence et l’humanité sont considérés comme des handicaps, au mieux des gros-mots !

Il est un peu hâtivement accepté par de nombreux parents en grande détresse ( car eux, savent à quel point l’autisme est une souffrance pour leur enfant ), qui voient un espoir dans cet amalgame entre enfants autistes précoces et enfants surdoués (certains parlent aussi de handicapés de haut niveau).

Par ailleurs, cette idéologie fataliste fait perdre toute chance d’amélioration et de soulagement en déniant l’efficacité du soin sur certains enfants, par certains thérapeutes ou environnement de soin, en pensant que seul l’éducation (ou le dressage ?) peut les soulager. S’il est vrai que certains psy (y compris des éducateurs, comme Bettelheim) n’ont pas favorisé l’accès à une thérapie incluse dans un programme éducatif, voire pédagogique adapté aux aptitudes de chaque autiste, s’il n’ont pas, pendant trop longtemps laisser aux parents la responsabilité des choix éducatifs et thérapeutiques, s’ils ne les ont pas suffisamment associé à ces soins, s’ils n’ont pas même considéré leur propre souffrance, ces comportements déjà anciens, sont de plus en plus rares en France, au moins auprès des professionnels formés et aguerris à ces soins.

Le scientisme, la foi suggérée par les titres et statuts, n’a pas grand chose à voir avec la science.

Ni le DSM, consensus d’opinions de psychiatres américains choisis et généralement en conflit d’intérêt personnel, ni l’ HAS dans sa dernière recommandation n’ont utilisé une démarche réellement indépendante et scientifiquement assurée pour affirmer leurs dogmes, même si certains fondements de leur travail sont à prendre sérieusement en compte, on n’a affaire qu’ à un arbitrage d’opinions, de croyances et où le véritable soin est ignoré.

(à suivre)

[1Disease Statistic Manuel : manuel officiel de l’ APA (association psychiatrique américaine), initialement fabriquée comme référentiel épidémiologique pour les assurances américaines, et devenu abusivement un dictat mondial en clinique et en thérapeutique, invalidant toutes les autres références historiques et psychopathologiques

[2En incluant ces personnes dans une pathologie, confondant santé et normes socio-culturelles que l’ APA prétend établir

[3Mathématicien et Prix Nobel de physique, qui a prédit l’existence de l’antimatière, appliquée comme vous savez, par exemple, à la tomographie à émission de positron qui permet aujourd’hui de guérir des cancers


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